Isolation maison pierre : méthodes adaptées aux murs anciens

Zéona Delcourt

janvier 20, 2026

Découvrez notre guide complet sur l'isolation des maisons en pierre, avec des techniques efficaces pour améliorer le confort thermique et réduire vos factures d'énergie.

En bref :

  • Isoler un mur en pierre est essentiel : l’épaisseur ne suffit pas, la résistance thermique de la pierre est insuffisante pour garantir le confort.

  • Humidité et perspirance : deux enjeux majeurs pour respecter la santé du bâti et éviter les pathologies.

  • Le choix des matériaux isolants naturels, compatibles et écologiques est crucial pour conserver le cachet et la durabilité.

  • Épaisseur d’isolation : à adapter selon l’espace intérieur, la nature de l’isolant et les performances recherchées.

  • Des solutions de doublage associant plaques de plâtre et isolants biosourcés améliorent l’acoustique et le confort thermique.

  • Un diagnostic préalable professionnel et une approche globale sont recommandés pour éviter les erreurs coûteuses.

  • Pour aller plus loin : innovations, recyclage des isolants, réglementation et astuces de mise en œuvre pour un résultat durable et respectueux de votre mur en pierre.

Oubliez l’idée selon laquelle l’épaisseur d’un mur en pierre suffirait à garantir l’isolation de votre maison. Derrière leurs allures imposantes, ces cloisons séculaires cachent une faille : la faible résistance thermique de la pierre, due à sa densité et à son absence d’air immobile. Si les murs de pierre ralentissent bien la pénétration du froid ou de la chaleur grâce à leur inertie, ils ne retiennent pas efficacement les calories, rendant indispensable une isolation adaptée pour préserver le confort intérieur tout en préservant l’aspect patrimonial si unique de ces bâtisses.

Mais avant toute transformation, un impératif : le diagnostic approfondi. L’ennemi n°1 des murs anciens reste l’humidité, insidieuse et destructrice. Mauvais joints à la chaux, infiltrations, remontées capillaires : autant de menaces pour la pérennité de l’ouvrage et la réussite de l’isolation. Chaque technique a ses avantages et ses limites, qu’il s’agisse d’isolation thermique par l’intérieur, d’isolation par l’extérieur ou de solutions mixtes de correction. L’enjeu est de marier performance énergétique, gestion de l’humidité et conservation de la beauté minérale du bâti, en respectant la perspirance du mur.

Aujourd’hui, des matériaux naturels comme le chanvre, la fibre de bois ou le liège, associés à des plaques de plâtre innovantes, permettent de gagner en confort tout en limitant l’impact environnemental. Mais rien ne remplace la préparation : assainir, réparer et ventiler avant d’isoler pour ne pas reproduire les erreurs du passé. Ce guide complet vous livre les clefs pour réussir l’isolation de vos murs en pierre, pas à pas, selon les meilleures pratiques de 2025.

Découvrez notre guide complet sur l'isolation des maisons en pierre, avec des techniques efficaces pour améliorer le confort thermique et réduire vos factures d'énergie.

Isoler mur en pierre

Faire face à un mur en pierre ancien, c’est conjuguer esthétique, efficacité thermique et respect du bâti. Contrairement aux idées reçues, même un mur de 60 cm en granit ou en calcaire laisse passer le froid ou la chaleur, car la pierre, dense mais peu isolante, affiche une résistance thermique (R) faible, souvent inférieure à 0,8 m².K/W, très loin des standards actuels qui requièrent a minima R=3.7 m².K/W en mur. Cela s’explique par la nature du matériau : l’air immobile, essentiel à l’isolation, y est quasi absent.

L’inertie thermique des murs en pierre offre l’avantage de retarder les variations de température à l’intérieur, idéal lors de canicules ou de redoux hivernal. Pourtant, ce tampon n’empêche pas les déperditions si la barrière isolante manque. L’autre défi réside dans l’humidité : la pierre, associée à des joints à la chaux, forme un ensemble microporeux et perspirant qui régule l’hygrométrie, mais seulement si ses qualités sont respectées lors des travaux.

  • Évaluer l’état général du mur : rechercher fissures, enduits inadaptés, infiltrations latentes ou remontées capillaires.

  • Contrôler la perspirance : éviter les enduits étanches, préférer la chaux ou les enduits chaux-chanvre.

  • Assurer l’étanchéité à l’eau, mais pas à la vapeur d’eau – point clé d’une rénovation réussie.

Type de mur

Épaisseur moyenne

Résistance thermique (R)

Exigence RT 2025

Calcaire ou schiste 50 cm

50 cm

0,5 à 0,7

≥ 3,7

Granit 60 cm

60 cm

0,8

≥ 3,7

Techniques d’isolation adaptées aux murs en pierre

Deux grandes familles de techniques s’offrent à vous : isolation thermique par l’intérieur (ITI) et isolation thermique par l’extérieur (ITE). Lorsqu’il s’agit de conserver la façade patrimoniale, l’ITI est privilégiée, mais attention à la gestion de l’humidité et aux pertes de surface. Pour une performance maximale, l’ITE domine en supprimant totalement les ponts thermiques et en valorisant l’inertie du mur. Dans les deux cas, il est vital d’utiliser des solutions perspirantes et compatibles avec la nature minérale du support.

  • ITI : Pose sur ossature bois ou métallique, inclusion d’un frein-vapeur hygrovariable, possible lame d’air ou cunette d’évacuation sur mur humide.

  • ITE : Complexe isolant (laine bois, panneaux liège, polystyrène exp.) sous bardage ou enduit, nécessite expertises et déclaration préalable en mairie.

Matériaux naturels et écologiques pour l’isolation des murs en pierre

La priorité est donnée à des isolants naturels, à haute perspirance et résistance à l’humidité. On trouve principalement la fibre de bois (rigide ou semi-rigide), le chanvre en panneau ou laine, le liège expansé, ou encore le textile recyclé (issus de la Filature du Parc). Ces solutions offrent une régulation hygrométrique durable et un faible impact environnemental. Ils s’accordent avec des enduits à la chaux, garantissant ensemble l’équilibre entre transfert de vapeur d’eau et isolation thermique/performance acoustique.

Isolant naturel

Compatibilité mur pierre

Résistance à humidité

Épaisseur courante (cm)

Prix au m² (indicatif)

Fibre de bois

Excellente

Haute

10–16

22–32 €

Chanvre

Très bonne

Très haute

8–16

30–42 €

Liège expansé

Bonne

Haute

6–12

36–55 €

Avantages et inconvénients des isolants pour murs en pierre

Chaque matériau possède ses points forts, mais aussi ses limites. Les isolants biosourcés brillent par leur capacité à gérer l’humidité, offrir un confort hygrométrique et sonore, et limiter l’empreinte carbone. Leur pose exige cependant une main-d’œuvre formée, plus de précautions et parfois un surcoût initial. À l’inverse, les laines minérales et panneaux étanches (polystyrène, polyuréthane) sont déconseillés : ils bloquent la vapeur d’eau, aggravant humidité et risque de moisissures, et compromettent la pérennité de la construction. L’important reste de concilier isolation, humidité maîtrisée, et conservation du cachet du bâti.

Critères de choix selon le type de mur en pierre et l’environnement intérieur

Choisir la meilleure technique nécessite d’analyser la nature de la pierre (calcaire poreux, granit dense…), l’état des joints, la présence d’humidité, l’exposition géographique, et l’usage de la pièce (chambre, séjour, pièce humide). En zone très humide, préférez des complexes isolants capillaires et une ITI perspirante avec frein-vapeur hygrovariable. Dans une maison basse énergie ou un gîte d’époque, optimiser l’épaisseur sans sacrifier le volume devient le leitmotiv. Faites toujours précéder la pose par le séchage complet du mur, et une vérification du niveau d’humidité résiduelle.

Calculateur de gain thermique pour maison en pierre

Estimez la performance de votre isolation selon votre configuration.

Entre 30 et 100 cm
Entre 4 et 30 cm

Épaisseur isolation mur intérieur

L’épaisseur idéale pour isoler un mur de pierre dépend à la fois des contraintes spatiales et des performances visées. Plus l’isolant est épais, plus le gain énergétique est important, mais il réduit d’autant la surface habitable — un enjeu critique dans les petites pièces ou les maisons anciennes à volume contraint. On recommande généralement entre 10 et 16 cm pour atteindre un R supérieur à 3,5 m².K/W via des matériaux biosourcés.

La présence d’humidité dans le mur, l’épaisseur disponible et la nature du support imposent souvent des compromis. Il existe néanmoins des solutions en faible épaisseur, comme les panneaux multi-couches ou les enduits isolants thermiques, permettant d’obtenir un effet barrière sans empiéter lourdement sur la surface.

Épaisseur idéale selon le type d’isolant et les contraintes d’espace

La performance thermique diffère sensiblement d’un isolant à l’autre. Par exemple, une fibre de bois en 14 cm présente un R voisin de 3,7, contre près de 6 cm pour des panneaux classiques de polystyrène — à éviter dans l’ancien à cause de leur faible perspirance. Pour optimiser sans perdre trop de volume, privilégiez la laine de chanvre (bonne résistance à l’humidité), ou le liège en panneaux minces, adaptés aux murs non porteurs ou renforcés.

Type d’isolant

Épaisseur pour R=3 (cm)

Avantages

Limites

Fibre de bois semi-rigide

12 à 14

Perspirance, phonique, bio

Epaisseur, coût

Chanvre en panneau

12 à 13

Gestion humidité, éco

Pose délicate

Liège expansé

~10

Fine épaisseur, stabilité

Prix

Impact de l’épaisseur d’isolation sur la performance énergétique et le confort thermique

Une épaisseur insuffisante d’isolant conduit à des pertes thermiques résiduelles élevées. Son impact est direct sur la note énergétique du logement et sur la température ressentie au contact du mur. À l’inverse, sur-isoler n’a de sens que si toute la chaîne (toit, sol, menuiseries, ventilation) est performante, au risque d’amplifier les problèmes d’humidité piégée.

  • Isoler > 10 cm : gain de confort, réduction notable du bruit extérieur.

  • Panneaux de faible épaisseur : correction thermique intéressante pour murs esthétiques ou peu d’espace.

  • Enduits naturels isolants : pour murs humides, épaisseurs de 3 à 5 cm apportent une nette amélioration du confort hivernal.

Techniques de pose en fonction de l’épaisseur d’isolation choisie

La pose peut se faire par doublage sur ossature (plus polyvalente, adaptée aux épaisseurs importantes, intègre une lame d’air ventilée si besoin) ou par pose collée (panneaux minces, performance moindre, essentiel de conserver la perspirance du mur). Il est crucial de prévoir des dispositifs tels que joints souples à chaque jonction et rupture des ponts thermiques en périphérie. Sur mur à humidité persistante, optez pour une ossature désolidarisée, sans contact direct avec le mur.

Comparaison entre doublage traditionnel et doublage avec isolant intégré

Les systèmes traditionnels (ossature bois ou métal, isolant perspirant, plaque de plâtre) restent la méthode la plus répandue pour les murs en pierre. Les doublages à isolant intégré (systèmes sandwich, panneaux composites type Placo® Duo’Tech+ Biosourcé, Fibrallis de Fermacell) accélèrent la pose et limitent la prise d’espace mais attention : la plupart de ces plaques combinées sont peu respirantes, sauf modèles spécifiques biosourcés. Ne jamais bâcler le traitement de l’humidité avant pose sous peine de voir apparaître cloques, moisissures, ou décollement du doublage.

Doublage mur placo

Le Placoplatre® reste incontournable pour le doublage des murs intérieurs, mais tous les modèles ne se valent pas face aux particularités des murs en pierre. Les plaques standards sont à réserver aux supports parfaitement sains et secs ; dans les constructions anciennes, recourez plutôt aux versions spéciales : hydrofuges, renforcées, ou acoustiques, selon la pièce et l’exposition à l’humidité.

Types de plaques de plâtre adaptées à l’isolation des murs en pierre

  • Placo® Hydro : idéale en pièce humide, résiste à l’humidité ambiante (salle de bains, cave voûtée).

  • Placo® Habito : pour murs porteurs ou nécessitant des fixations lourdes, compatible avec ossature.

  • Fermacell® : plaque haute densité, naturelle, excellente perspirance et tenue à l’humidité.

  • Placo® Duo’Tech : optimisée pour isolation acoustique et thermique.

Critères de sélection des plaques de plâtre selon les performances thermiques et acoustiques

Basez votre choix sur la situation du mur (exposition, humidité), le niveau d’exigence phonique (proximité route/voisinage), l’épaisseur disponible et le type d’isolant associé. Pour les murs sujets à variations d’humidité, préférez les plaques à cœur hydrofuge ou fibre minérale. L’association avec des isolants biosourcés offre un réel plus pour la stabilité acoustique du doublage — effet matelas phonique anti-résonance.

Avantages et limites des systèmes de doublage isolant pour murs en pierre

Le doublage placo accélère la finition et permet d’intégrer facilement réseaux et isolation tout en soignant l’esthétique. Il présente aussi un atout en rénovation : peu disruptif, rapide à mettre en œuvre. La pose sur ossature limite la propagation de l’humidité dans l’isolant, surtout si la lame d’air est soignée. Sa limite majeure ? L’étanchéité à la vapeur parfois excessive de certains systèmes, qui accentue l’humidité résiduelle du mur en pierre. Toujours privilégier les plaques perspirantes et les dispositifs de ventilation ou de drainage adaptés.

Mise en œuvre et entretien des doublages isolants pour murs en pierre

Un doublage bien réalisé nécessite, avant tout, un mur sec et sain. Veillez aux coupes précises, à l’ajout de joints compressibles en périphérie pour éviter fissuration et remontées d’humidité. Entretien régulier : surveiller les plinthes au pied du mur, détecter toute trace suspecte (moisissure, salpêtre, auréoles d’humidité). Un entretien tous les deux ans suffit pour conserver un doublage en parfait état.

Découvrez notre guide complet sur l'isolation des maisons en pierre, avec des techniques efficaces pour améliorer le confort thermique et réduire vos dépenses énergétiques.

Choix des matériaux pour doublage mural isolant

De nombreux matériaux sont disponibles pour isoler les murs en pierre, chacun avec ses propriétés propres. Leur sélection influence directement la qualité de l’isolation, la gestion de l’humidité et la durabilité de la solution. À privilégier : les matériaux à haute perspirance thermique et à faible impact environnemental.

Propriétés thermiques et acoustiques des matériaux de doublage isolant

Un bon matériau isolant doit offrir un excellent rapport résistance thermique/épaisseur, mais aussi minimiser les résonances acoustiques. Les matériaux biosourcés, notamment la fibre de bois et le chanvre, sont réputés pour leurs capacités à atténuer les bruits d’impact et à stabiliser l’ambiance hygrométrique, contribuant à la régulation de l’humidité en toute saison.

  • Laines minérales : isolation phonique correcte, mais sensible à l’humidité, peu adaptées aux murs de pierre.

  • Biosourcés (chanvre, bois, ouate de cellulose) : excellents régulateurs, bien adaptés aux exigences des bâtis anciens.

Techniques innovantes pour améliorer la performance des doublages isolants

Depuis 2022, de nouvelles solutions de panneaux composites biosourcés et enduits à base de silicates ou argiles renforcées arrivent sur le marché. Ces produits associent réduction de l’humidité, amélioration thermique et esthétique moderne. Exemple : l’intégration de capteurs d’humidité cachés dans l’ossature des doublages pour alerter en cas de problème — une précaution bienvenue pour anticiper les désordres.

Innovations dans les matériaux recyclés pour doublage isolant

Le textile recyclé (panneaux Métisse®), la ouate de cellulose issue du recyclage papier, ou le coton bio laminé sont désormais plébiscités. Leur intérêt ? Une perspirance proche des végétaux, un faible coût environnemental, sans oublier une très bonne résistance mécanique et à l’humidité en usage mural intérieur.

Comparaison entre matériaux traditionnels et matériaux biosourcés pour le doublage isolant

Matériau

Origine

Résistance humidité

Performance thermique

Durabilité

Laine de verre

Minérale

Faible

Moyenne

15 à 20 ans

Fibre de bois

Végétale

Excellente

Haute

30 ans et +

Ouate cellulose

Recyclé

Bonne

Haute

25 à 30 ans

Mise en œuvre pratique et conseils pour un doublage mural isolant performant

La réussite tient au respect du phasage : diagnostics, réparation, traitement de l’humidité, pose de l’isolant, choix du doublage, finition. En pratique :

  1. Évaluer et traiter toute humidité (jointoiement à la chaux, retrait d’enduits ciment, pose d’un drain si nécessaire).

  2. Désolidariser l’ossature du mur (joint mousse ou pieds métalliques isolants) pour éviter la migration d’humidité.

  3. Installer un isolant perspirant à bonne épaisseur, insérer un frein-vapeur hygrovariable côté intérieur.

  4. Mettre en place la plaque de plâtre ou panneau composite, soigner toutes les jonctions (plinthes, fenêtres) pour casser les ponts thermiques.

  5. Appliquer un revêtement respirant (enduit, peinture à la chaux).

Entretien et durabilité des doublages muraux isolants

La pérennité du système passe par un entretien régulier et la vigilance face à l’humidité. Un contrôle annuel suffit pour détecter fuites, infiltrations ou dégradations des plinthes et réagir vite. Les réparations courantes concernent souvent l’ajout de mastic étanche périphérique, la vérification du niveau d’humidité dans les doublages, ou le remplacement localisé d’un panneau isolant en cas de décollement.

Maintenance préventive et réparations courantes des doublages muraux isolants

  • Surveiller les zones basses du mur (plus sujettes à l’humidité en cas de remontées capillaires).

  • Aérer régulièrement, surtout après de gros épisodes humides ou orageux.

  • Privilégier les matériaux réparables, permettant de réintervenir localement sans tout déposer.

Un doublage bien conçu et entretenu peut dépasser 30 ans sans souci majeur, à condition de rappeler que l’humidité est l’ennemi principal du bâti ancien isolé.

Durabilité et impact environnemental des solutions d’isolation des murs en pierre

Réduire la facture énergétique, c’est bien, le faire en limitant l’empreinte carbone et les déchets, c’est l’enjeu des prochaines années. L’analyse du cycle de vie des matériaux isolants compare la quantité d’énergie grise à la fabrication, leur transport, leur impact sur la santé du bâti et leur fin de vie. Les fibres végétales, lièges, ou textiles recyclés remportent la palme tant pour leur perspirance que pour leur recyclabilité.

Analyse du cycle de vie des matériaux isolants pour murs en pierre

Un isolant biosourcé émet en moyenne cinq fois moins de CO2 sur l’ensemble de son parcours qu’une laine minérale ou un polystyrène. Les filières locales de transformation (chanvre français, bois des Landes) en font également une alternative durable, tout en participant à l’économie circulaire.

Recyclage et valorisation des déchets issus de l’isolation des murs en pierre

La plupart des isolants naturels (fibre de bois, liège, ouate de cellulose) sont valorisables ou compostables en fin de vie, limitant les risques pour l’environnement et la collecte des déchets. Des filières de récupération et de réemploi se développent (Recybat, Valdelia) en France, notamment pour les chantiers de rénovation. Cependant, évitez la pose d’isolants composites non démontables, plus difficiles à recycler et source de déchets inertes.

Optimisation énergétique et choix des matériaux à faible impact environnemental pour l’isolation des murs en pierre

Pour conjuguer efficacité et écologie, optez pour des isolants labellisés (natureplus, Acermi, FDES), produits localement et intégralement recyclables. Privilégier une épaisseur adaptée plutôt qu’une sur-isolation, et favoriser les traitements anti-humidité naturels (enduits chaux-sable, argile, silicate).

Solutions innovantes pour réduire l’empreinte carbone de l’isolation des murs en pierre

  • Utilisation de matériaux 100 % recyclés ou issus de l’économie circulaire

  • Chantiers bas carbone limitant les transports et l’empreinte énergie grise

  • Intégration de capteurs d’humidité pour prévenir les désordres précoces

  • Méthodes de pose réversibles facilitant le futur réemploi

Découvrez notre guide complet sur l'isolation des maisons en pierre : conseils pratiques, techniques efficaces et matériaux adaptés pour améliorer le confort et l'efficacité énergétique de votre habitat.

Normes et certifications pour l’isolation des murs en pierre

L’isolation des murs en pierre s’inscrit dans le respect de normes réglementaires strictes. Depuis la RE2020, toute rénovation visant une performance thermique élevée doit s’appuyer sur des matériaux certifiés Acermi et des procédés respectant tant la perspirance que l’absence de ponts thermiques. Les aides financières (MaPrimeRénov’, CITE, EcoPTZ) impliquent le recours à des professionnels RGE, le respect de l’étiquetage FDES et l’obligation de tests d’humidité préalables dans les murs.

Exigences réglementaires spécifiques pour l’isolation des murs en pierre

  • Respect de la nature du mur et de la perspirance du complexe isolant.

  • Absence totale de ponts thermiques sur le pourtour.

  • Contrôle de l’humidité initiale avant toute intervention.

  • Recours obligatoire à un diagnostic humidité sur bâtis plus de 50 ans.

  • Matériaux éligibles au crédit d’impôt ou aides étatiques = certifications obligatoires.

Un projet bien cadré respecte ces principes et anticipe les risques, pour un résultat pérenne et valorisant à la revente.

Peut-on isoler un mur en pierre sans risquer des problèmes d’humidité ?

Oui, à condition de bien diagnostiquer l’état du mur, de choisir des isolants perspirants, et de permettre au mur de « respirer » (enduits à la chaux, frein-vapeur hygrovariable). Un traitement de l’humidité préalable est indispensable.

Quels isolants privilégier pour respecter un mur en pierre ancien ?

Les isolants biosourcés comme la fibre de bois, le chanvre, ou le liège sont idéaux. Ils offrent un compromis idéal entre performance thermique, gestion de l’humidité, et respect du caractère patrimonial.

Les panneaux de polystyrène sont-ils adaptés à l’isolation des murs en pierre ?

Non. Leur étanchéité bloque les transferts de vapeur d’eau, accentuant les risques de condensation et d’humidité dans le mur. Les isolants naturels sont bien mieux adaptés pour ce type de bâti.

Doit-on obligatoirement poser une lame d’air entre mur et isolant ?

C’est recommandé si le mur est situé en zone à humidité élevée ou s’il présente des remontées capillaires anciennes. La lame d’air permet, en plus, de renforcer le confort acoustique et d’accélérer la migration de la vapeur d’eau.

Faut-il un professionnel pour poser un doublage isolant sur mur en pierre ?

Pour une isolation performante, solide et durable, l’expertise d’un professionnel RGE est vivement conseillée, notamment pour le diagnostic humidité et la pose d’isolants naturels. Cela ouvre aussi l’accès aux aides financières.

Étapes HowTo : Isoler un mur en pierre – Méthode optimale

  1. Diagnostiquer le mur en pierre (état des joints/enduits, détection humidité) – 1 à 2 h (gratuit si vous le faites/80 € pro), outils : testeur humidité, lampe forte.

  2. Assainir & traiter l’humidité (réfection joints, pose drain, ventilation, retrait des enduits ciment) – 1 à 3 j (outils maçonnerie, budget 200–1000 € selon cas).

  3. Poser une ossature désolidarisée du mur (bois ou métal, avec pied anti-humidité) – 1 j (visseuse, perceuse, niveau laser, pieds isolants).

  4. Installer l’isolant naturel et, selon besoin, un frein-vapeur hygrovariable – 1 j (cutter, mousse, membrane, scotch étanche).

  5. Fixer les plaques de plâtre ou panneaux biosourcés – 0,5–1 j (vis spéciale, visseuse, joints).

  6. Finitions et contrôle : enduit respirant, plinthes, test humidité – 0,5 j (spatule, testeur, mètre).

Sécurité / Conseil expert :
Toujours vérifier le taux d’humidité avant pose : un mur humide non traité condamne à terme l’isolation et génère moisissures et salpêtre. Lors du perçage, portez masque et lunettes ; portez des gants pour manipuler laine et chaux. Ne jamais percer de canalisation ou gaine électrique déjà en place dans le mur.

Erreurs fréquentes à éviter :

  • Isoler un mur en pierre encore humide ou insuffisamment diagnostiqué.

  • Utiliser des complexes anti-vapeur (polystyrène, film aluminium sur toute la surface).

  • Oublier le traitement des ponts thermiques en périphérie des pièces.

Alternatives écologiques / budget serré :

  • Préférez les enduits isolants chaux-chanvre sur 3 à 5 cm (correction thermique légère, budget 35–50 €/m²).

  • Posez des panneaux bois naturel en parement intérieur (sensation thermique améliorée, coût modéré, 25–40 €/m²).

  • Utilisez matériaux recyclés labellisés (Filature du Parc, Métisse, etc.).

Étape

Durée

Coût (moyen)

Matériaux clés

Outils à prévoir

Détection & traitement humidité

1 – 4 j

80 – 900 €

Lime à joints, chaux, drain gravier

Lampe, testeur, truelle

Montage ossature

0,5–1 j

60 – 150 €

Pieds isolants, rails alu/bois

Perceuse, visseuse

Pose isolant + frein-vapeur

1 j

250 – 700 € (10m²)

Panneaux fibre de bois/chanvre

Cutter, niveau, scotch

Doublage finition

0,5–1 j

70 – 180 €

Plaques Fermacell/Placo Habito

Visseuse, marteau, spatule

Envie d’aller plus loin ? Découvrez nos autres guides sur la Maison, le Bricolage !

Laisser un commentaire